Semer ses graines

Une graine de Sésame,

Puis un grain de riz,

Un petit haricot grandi,

Commence à faire son nid.

Doucement les coins se sont arrondis.

Odeur de l’été dans l’air que je respire,

Pastèque, avocat, jus d’orange le pire

Je sens la couleur des billets

J’entends les sirènes hurler

Je ressens la vague frapper contre la jeté

Assise sur un rocher, les yeux noyés, j’ai décidé de t’aimer

Ali Baba et les quarante voleurs

Shéhérazade au grand coeur

Oui je sens l’odeur du papier mâché et craché

Le venin dans l’air t’asphyxie

J’allume le feu de l’un sans dits

Mais réjouissons-nous en musique

Ici la folie nous pique!

Et pendant que la fête gronde,

J’écoute le chant du vide

Puis de mes yeux, dans mon creux,

Le résultat d’être amoureux.

Joyeux anniversaire à ma mère en ce jour las,

Chaque début d’année est cet instant imperceptible

Où la vie est sans en vie

Mais les vagues continuent leur concert

Et debout les yeux clairs,

Je décide de continuer d’aimer.

Peut importe l’obscurité,

Les violons en papier sauront nous emmener

Là où les haricots continuent de pousser

Là où nos cœurs battent encore au rythme des marées.

Home

Home.

We say it’s a feeling, not a place

We could say it’s the feeling and the place where you feel loved.

Where you feel your heart warm and at peace.

Where you feel safe.

Where you feel that your inner child, your present adult and your future version of you are in the same place. The center of yourself I guess.

It’s where your feet are on the ground, and your mind still manage to fly above the sky,

Where peace lets creativity in and out.

Home is the feeling of two loving arms around you.

It’s a place where nothing can harm you.

It’s where there are no more useless questions, but only constructive thoughts of what has been, what is, and what will be.

Home is when you can sleep and know that your dreams will guide you.

It’s where you can ride the flow and see when to let go.

Happy new year 2020

Mère Louve

Force animale sans égal

Amour maternel inconditionnel

Donnerai sa vie, pour ses petits.

Mère Louve

Se fou de ne pas être comprise

Son instinct est son emprise.

Mère Louve

Jusqu’au bout aimera ses loups

Qu’importe les erreurs

Qu’importe les malheurs

Elle sera présente

De ses griffes aimantes.

Mère Louve hurle à la nuit

Mais ses petits ont grandi

Mère Louve hurle à la lune

Mais ses petits sont partis

Loin d’elle, disparus sans un bruit

Mère Louve écoute sans sursis

Mais n’entends que l’écho de son cri.

Quelle cruauté bestiale, que d’être arrachée à son sang.

Quelle souffrance inégale, que de les savoir encore enfants.

Comment vont-ils chasser, comment vont-ils se protéger, si elle n’est pas à leurs côtés, crocs dehors face au danger?

Hors du panier nous attend la mort, Mère Louve.

Leurs dents sont pointues mais point acérées.

Mère Louve hurle à la nuit, que Dieu protège ses petits.

Mère Louve pleure sans bruit, que Dieu panse son cœur meurtri.

Comment va t-elle chasser, comment va t-elle vivre, s’ils ne sont plus là pour la suivre?

Mère Louve marche seule, sans meute sans écueil.

Le museau au vent, elle respire ses enfants.

Mère Louve avance, dans une nouvelle danse.

Celle de la louve sauvage, mère sans âge.

L’amour nous garde jeunes, vivants.

Mère Louve marche d’un pas chancelant, laissant les traces de ses pattes dans la neige trop étroite

Pour contenir son amour.

Mère Louve sème son coeur, dans la neige blanche de noirceur

Se souvient ses petiots, marchant dans ses pas, penauds.

Mère Louve hurle à la vie, pour revoir ses petits.

Et dans une nuit froide d’hiver,

Mère Louve hurle à la joie.

Oui, ses petits sont là.

Noël 2019

Regarder partir son train

J’ai passé des heures à lire ta peau, tourner les pages en caressant tes mots. Écouter tes baisers chanter en bleu..

Une glace vanille chocolat, base coulante d’une exquise attente. J’ai retrouvé l’océan de tes yeux, dans des mots qui sonnent mieux à deux.

Ceux du voyageur, semble plus léger mon cœur. Une marinière. Et ton air.

Mes pieds gelés

Je file à contre sens, sur les rails de l’innocence

Sur le chemin, à l’envers de ton absence

Je marche pas droit, sur l’endroit de l’amour

J’suis pas adroit quand faut aimer toujours

Pourtant

Toi

Moi

De Mai en Janvier

Mes pieds gelés

Il neigeait

Je rame en rond sur du charbon

Je fais brûler ma dignité

Je pagaie toujours du même côté

J’arme le bon pour le bon

J’avance et j’fais confiance

Au processus de Confucius

Si j’me lance j’vais citer Invictus

« Je suis le maître de mon destin,

Je suis le capitaine de mon âme »

J’mets le cap sur la vérité

T’es pas mon port, j’peux pas nier

Pourtant

Toi

Moi

De mai en janvier

Mes pieds gelés

Coeurs gonflés

Il pleuvait

Sous mon parapluie

Je t’ai dis

Sous ta pluie

Tu m’as écrit

Au creux de la vie

On s’est mis

Au creux de nos envies

On s’est promis

A l’ombre de notre amour

On s’aimera toujours

A l’ombre du carrefour

On est là, toujours

A jeter des mots sur un semblant de papier

Et finalement, continuer à pied.

Cours au vent

J’inspire mon rêve comme je respire son amour. Doux et lent comme toujours, je ne suis pas de celles qui courent

Vite ! Emportée par la foule et mes envies je foule le plancher de mes pieds

Nus comme sont les vers de ce poème rampant jusqu’à sa moelle osseuse

J’ose des tourments moelleux le vent

Dans les ailes filant, tissant le début d’une folle aventure de sons

Gravés sur un papier mâché je ne mâche pas mes mots quand il s’agit de t’aimer

Sur le papier ou dans les champs de blé les épis

Et puis crayonner au gré de la vie les courbes de lignes sans pointillés

Le pas est lourd et marqué quand il s’agit de t’aimer je n’hésite pas

De doute c’est bien toi que j’aperçois

De tous ceux qui chantent des promesses transparentes

Soit celui qui sera ma charpente

Structure en os de bois sculpté bâtisseur de vérité

Nu de la tête mais surtout des pieds

De nez aux vivants qui ont peur de rêver et qui

Pour se rassurer ou s’oublier vident les verres à moitié pleins

De ceux qui aiment avec le courage qu’il faut

Pour aimer

Soyons ivres conseillait Victor Hugo ou était-ce Rimbaud

Beau de l’air oui, de cette grâce

A toi

La musique masse mes tympans

Du pied sur le temps

C’est sans conjuguer que je veux t’aimer

Car demain c’était hier et qu’est-ce que ça peut faire

Si aujourd’hui était tout ce qu’on avait

Pas d’autre vérité que ce moment

Ici

Et maintenant

L’amour joue avec le vent.

Bergeries de Soffin, fin juin 2019

Te ronges pas les ongles

Entrer dans la danse

« Danser sa vie, ne serait-ce pas d’abord prendre conscience que non seulement la vie, mais l’univers est une danse, et se sentir pénétré et fécondé par ce flot du mouvement, du rythme et du tout?« 

— Roger Garaudy.

Danser éperdument à ne plus savoir comment

S’appelle l’histoire de celle

Qui un jour a écrit

La vie cette folie

Douce comme la mousse je retrousse

Mes manches et danse danse danse…

C’est dans le mouvement qu’elle comprend

La portée de la vie

Sol fa mi

Seule elle s’enfuit

Soleil Familier Mitigé sur une note de papier

Seule elle note

Elle pianote

Sur les touches blanc noir

C’est le mélange qui crée la mélodie

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